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Les Chaises de Eugène Ionesco

Avec
MONICA COMPANYS
(prix d'interprétation au Festival Compagnie du Festival d'Anjou 2012)
BRUNO NETTER
ALEXIS RANGHEARD

 
Traduction et adaptation PHILIPPE ADRIEN
Mise en scène PHILIPPE ADRIEN
Collaboration artistique CLÉMENT POIRÉE
Scénographie GÉRARD DIDIER
Lumières PASCAL SAUTELET
Composition musicale STEPHANIE GIBERT
Régisseur son: CHRISTOPHE LOURDAIS
Maquillage: FAUSTINE-LEA VIOLLEAU
Costumière: HANNA SJÖDIN
Régie plateau AGOSTINHO FARIA

 

Les notes de mise en scène de Philippe Adrien :

On est au début du dialogue des  « Chaises », c’est Le Vieux qui parle : «  Il est 6 heures de l’après-midi…Il fait déjà nuit. Tu te rappelles, jadis, ce n’était pas ainsi ; il faisait encore jour à 9 heures du soir, à 10 heures, à minuit. » Oui, peut-être y a-t-il eu des jours heureux, mais tout fout le camp : le jour, la lumière, la nuit, la mémoire et le reste avec... C’est cette radicalité sans partage qui est au principe du théâtre de Ionesco, un théâtre métaphysique qui aussitôt nous met en prise sur l’essentiel, le sort commun des êtres humains.
Écoutons Ionesco s’en expliquer : « Un ami me dit : « C’est bien simple ; vous voulez dire que le monde est la création subjective et arbitraire de notre esprit ? » De notre esprit, oui, non pas de mon esprit. Je crois inventer une langue, je m’aperçois que tout le monde la parle. » Un contenu parfaitement universel qui trouve au théâtre, dans les moyens du théâtre et de la scène son langage le plus adéquat. Kafka disait que là où le théâtre fait le plus fort, c’est quand il rend visibles des choses invisibles. Avec les « Chaises » et précisément la réception des invités, toutes ces « présences absentes », cette intuition de l’écrivain praguois se trouve exemplairement illustrée : la batterie de chaises bien réelles concrétise l’absence des invités et accentue le vide dans lequel s’enfoncent les deux Vieux.

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